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Nicolas de Staël, toutes les couleurs du sud

01/09/2018
Jusqu’au 23 septembre 2018, le Centre d’art d’Aix-en-Provence rend hommage au peintre Nicolas de Staël et met à l’honneur les douze mois qu’il a passé en Provence. Une période qui a marqué autant son œuvre que sa vie personnelle.

Après une première exposition outre-Atlantique chez Knoedler, à New York, au printemps 1953, Nicolas de Staël a acquis une reconnaissance internationale.Dans la foulée, Paul Rosenberg, marchand d’art français exilé aux États-Unis, lui commande une grande quantité de toiles pour une manifestation qui doit se tenir dans sa galerie new-yorkaise en 1954.

Entre juillet 1953 et juin 1954, le peintre s’installe en Provence, dans ses ateliers de Lagnes, puis de Ménerbes. Aprés avoir débuté sa courte carrière (quinze ans) par l’abstraction, dès 1940, et sous l’influence de son ami Georges Braque, de Staël laisse peu à peu son inspiration initiale s’imprégner de figuratif.

Dès 1952, il peint ses premiers paysages, des ciels, des champs. Mais cette « année provençale » va marquer un tournant essentiel à la fois dans sa vie et dans son œuvre. Alors qu’il est marié, il tombe amoureux d’une autre femme. Son épouse Françoise repart pour Paris avec leurs enfants et Nicolas se trouve plongé dans une solitude éprouvante qui constitue en contrepoint une fructueuse expérience de création par le dépassement de soi.

Gilles Tisserand
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