Le Mag > L'or bleu

L'or bleu

01/07/2018
L’eau potable manquera dans les prochaines décennies ; la plupart des pays sera touchée. Des solutions existent pour pallier ces pénuries qui peuvent être des causes de conflits, mais exigent des investissements prodigieux. Des mesures d’ordre planétaire doivent être prises dès à présent afin d’anticiper l’une des plus graves crises de l’histoire de l’humanité.

En 2025, pour la majorité des habitants de la planète, l’approvisionnement en eau pourrait être insuffisant, voire dramatiquement insuffisant. La sécheresse historique en Afrique australe cause d’importantes restrictions d’eau, à tel point que la ville du Cap (4 millions d’habitants), va bientôt se confronter à une pénurie.

Les pressions exercées sur les ressources en eau sont appelées à s’intensifier, provoquant de nouvelles tensions géopolitiques. Ces pressions viendront notamment de l’augmentation de la population mondiale qui devrait passer de 7 milliards d’individus aujourd’hui à 9 milliards en 2025. Cette croissance démographique interviendra principalement dans les pays qui connaissent déjà des problèmes d’approvisionnement en eau.

C’est le cas par exemple de l’Éthiopie, dont la population, actuellement de 107 millions d’habitants, devrait atteindre 140 millions d’habitants en 2025, Or, déjà, des gens meurent par manque d’eau dans ces régions. L’urbanisation rapide qui accompagne cette explosion démographique a aussi pour conséquence d'accentuer les graves problèmes d'approvisionnement en eau : les pays en développement devraient compter trois milliards de nouveaux citadins dans dix ans. Les infrastructures en place sont déjà fortement sollicitées et l’extension des services imposera un coût financier gigantesque. Dans les pays développés, les pressions vont s’amplifier à mesure que le public prendra conscience du fait que les problèmes ne sont pas simplement écologiques, mais aussi sanitaires.

Voilà qui ne va pas favoriser le règlement des nombreux conflits liés à l’eau.

En Méditerranée, l’eau est une ressource rare, fragile et inégalement répartie dans l’espace et dans le temps. Les demandes en eau ont doublé dans la deuxième moitié du XXe siècle. L’agriculture, premier secteur consommateur d’eau, représente 64 % de la demande totale en eau. Dans de nombreux pays méditerranéens, les prélèvements en eau approchent le niveau limite des ressources disponibles. À cela, s'ajoute l'afflux des touristes sur le littoral qui accentue le risque de pénurie.

Des actions sont menées pour préserver la ressource ou faire changer les habitudes des consommateurs.

Jean-Yves Le Dreff
Commentaires
Aucun commentaire
Publier un commentaire


Image CAPTCHA pour prévenir l'utilisation abusive


Si vous ne pouvez lire toutes les lettres ou chiffres, cliquez ici.


Tous les champs sont requis.  * ne sera pas publié.