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L'hormone attachante

01/11/2017
L’ocytocine est une hormone notamment à l’origine de l’amour maternel. Elle protégerait le nouveau-né de l’autisme et permettrait aux autistes de mieux s’intégrer dans la société. Sa présence chez l’homme laisse supposer d’autres fonctions telles que l’opposition au stress ou des manifestations de tendresse et d’amour dans le couple. L’ocytocine peut avoir aussi des effets délétères, liés paradoxalement à ses pouvoirs d’empathie et de confiance.

Les effets de l’ocytocine ne se limitent pas aux rapports mère-enfant. Cet état de bien-être, en se prolongeant, pourrait être aussi à l’origine de l’attachement dans de nombreuses relations concernant le couple homme-femme. On va retrouver la tendresse, l’amour  la relaxation, l’empathie induits par cette  hormone que certains ont appelé « l’hormone du bonheur » 

Même si la testostérone chez l’homme et les œstrogènes chez la femme sont indispensables pour sensibiliser le système nerveux, l’ocytocine et son quasi-sosie évolutif, la vasopressine, leur taux augmentant en quantité importante lors des relations sexuelles jusqu’à l’orgasme ,  sont à l’origine de l’érection et de l’éjaculation chez l’homme, et du plaisir sexuel en général.  

Bien sûr, dans cette biochimie des sentiments, l’ocytocine n’est pas la seule hormone à agir. C’est toute une kyrielle de messagers chimiques qui rentrent en jeu : endorphines, dopamine, sérotonine, vasopressine et aussi œstrogènes et testostérone…  Toute notre humeur est influencée par nos sécrétions hormonales. En particulier la  relation  spéciale de  l’ocytocine  avec les œstrogènes expliquerait  les changements d’humeur des femmes durant leur cycle menstruel.

Toute médaille a son revers. L’ocytocine peut avoir aussi des effets délétères, liés paradoxalement à ses pouvoirs d’empathie et de confiance, qui peuvent priver de sens critique une personne trop soumise à un maître spirituel, à un « gourou ». Le fanatisme, religieux en particulier, par lequel des individus peuvent aller jusqu’au sacrifice de leur vie pour leur croyance, en est l’exemple type.  C’est ce que l’on a appelé « l’altruisme de clan ». Cette agressivité défensive (et non offensive) est ressentie pour le bien de son propre groupe que l’on juge plus important que  le bien de soi-même.

Le seul fait d’être en manque d’ocytocine peut aussi, selon certains auteurs, aller à l’inverse de ses qualités d’amour et entraîner ressentiment, agressivité, méchanceté.  

Jacques Castaldi
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