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Les handicaps de l'intelligence

01/06/2017
Des jeunes surdoués se retrouvent parfois handicapés par des problèmes émotionnels ; ils sont confrontés aux autres dans leur univers scolaire et familial. Ces difficiles situations les poussent parfois jusqu’au suicide. Il demeure impératif de les comprendre, de les aider à s’intégrer dans la société et de s’y épanouir.

Les sphères des émotions, de la sensibilité, de la personnalité relationnelle sont  affectées par cette intelligence et sa manière d'interpréter le monde. Il faut un intérêt, une motivation, des défis intellectuels à satisfaire, mais aussi supporter cette sensibilité destructrice, cette pression à la réussite, cette auto dévalorisation très souvent présente. Que peuvent comprendre, par exemple, des parents dont l'enfant a une très  bonne moyenne une année dans une matière, et chute totalement l'année suivante! Il s'agit de manque de travail sans doute, de difficultés liées à l'adolescence si ce n'est tout simplement une opposition active ou fainéantise de la part de l'enfant, voilà ce à quoi peuvent penser les parents.

Ce dont les parents ne se doutent pas c’est que  la qualité de la relation  à l'enseignant  joue aussi un grand rôle et peut conditionner l’intérêt pour la matière en question.

Un  Enfant Intellectuellement Précoce (EIP) qui fait ses devoirs en regardant la télévision, en répondant sur son téléphone par texto, en écoutant de la musique et autre, cela peut se révéler incompréhensible aux parents de prime abord.Ils ne savent pas non plus  que certains d'entre eux ont besoin de cette multitude de stimulations pour être actifs tout en sachant mener à bien leur travail.Le vécu de ces enfants ne se résume pas aux capacités intellectuelles et de raisonnement.

Leur manière d'être au monde et de comprendre ce dernier, les expériences sociales qu'ils font très tôt dans leur enfance peuvent les amener, selon le cas, à adopter ce que l'on appelle un faux self, c'est-à-dire adopter une attitude et un comportement qu'ils supposent attendus de la part des autres, en fait se calquer sur leurs attentes. Cela n'est évidemment pas favorable et peut créer des tensions dans leur vie psychique intérieure. Ceci semble particulièrement vrai chez les filles qui ont une tendance à s'adapter davantage que les garçons, qui sont plus expansifs ou réactifs. Elles n’en souffrent peut-être pas moins.

On parle alors de sur-adaptation.

On a tendance à interpréter cette particularité comme un avantage ; ne dit-on pas « gifted children » (enfants surdoués) dans les pays anglo-saxons : enfants qui ont des capacités multiples, des possibilités importantes, donc qui peuvent nous surpasser aisément ? En revanche, on ne connaît pas les désavantages vécus par ces « gifted children » comme par exemple cette hypersensibilité qui fait que leur vie sociale et affective est mouvementée et souvent douloureuse pour eux, cette forte tendance à se dévaloriser notamment par la recherche de perfection et/ou le manque de confiance en soi. On ne connaît pas cette difficulté à partager leurs intérêts et vision du monde par des camarades qui n'ont pas les mêmes préoccupations, cette incompréhension qu'ils rencontrent de la part des autres par rapport à leurs attitudes, questions, comportements, notamment à l'école ce qui peut les amener, paradoxalement à une phobie scolaire caractérisée.

 

Daniel Wurmberg, Marie-Sabine Guillon, Eve Didier,
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