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L'e-survie

01/11/2017
Chaque année, plus de 50 000 personnes meurent prématurément d’un arrêt cardiaque en France. Le taux de survie actuel est d’environ 5% et la majorité des victimes ne présente aucun antécédent cardiaque. Une startup française développe le premier défibrillateur connecté pour le domicile des particuliers et les petites structures ; la mission est de décupler les chances de survie des victimes d’arrêt cardiaque. Regard sur une jeune pousse particulièrement innovante.

Une des particularités de ce défibrillateur proposé par la startup Lifeaz est qu’il est connecté afin de simplifier au maximum la maintenance ; on demeure ainsi assuré que l’appareil est opérationnel à tout moment et surtout en cas d'urgence. Nous sommes alertés à la moindre anomalie : batterie faible ou électrodes à changer, problème détecté... La maintenance est essentielle lorsque l’on s’équipe d’un défibrillateur DAE.

L’idée est de placer le DAE là où la majorité des arrêts cardiaques ont lieu et de le rendre accessible au plus grand nombre. Contrairement aux fabricants qui vendent les DAE à des prix souvent trop élevés pour un ménage moyen (entre 1000 et 3000€), et qui, dans la majorité des cas, laissent les distributeurs s’occuper de la maintenance, la startup a fait le choix fort de proposer le défibrillateur uniquement sous la forme d’un abonnement mensuel accessible. Cet abonnement comprend la maintenance connectée, le renouvellement de la batterie et des électrodes, l’accès à des modules de formation pour que toute la famille et l’entourage maîtrisent les gestes des premiers secours. Toujours dans un souci de fiabilité et de suivi des produits, l’appareil est fabriqué en France avec des acteurs reconnus dans l’industrialisation médicale. Par ailleurs, la société travaille avec des partenaires industriels et institutionnels pour réduire au maximum les coûts d’équipement des particuliers ; les mutuelles et les assurances ont également un réel rôle à jouer dans cette vision !

Aujourd’hui, trop peu de personnes osent utiliser un défibrillateur en situation d’arrêt cardiaque, même lorsqu’il est disponible. Pourquoi ? Principalement parce qu’ils ont peur d’empirer la situation et de blesser la victime.

Un réel travail pédagogique apparaît donc essentiel pour faire comprendre au grand public que le défibrillateur est simple à utiliser, qu’il guide vocalement l’utilisateur pas à pas et analyse automatiquement le rythme cardiaque de la victime pour diagnostiquer si un choc est nécessaire. Il n’y a aucun risque d’empirer la situation en l’utilisant sur une victime. Il ne faut donc pas hésiter un seul instant lorsque l’on a vérifié que la victime ne respirait pas car chaque minute compte. Il faut appliquer calmement les gestes appris : alerter, masser et « défibriller ».

Johann Kalchman
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