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Former à demain

01/03/2018
S’insérer sur le marché du travail au regard des formations proposées, et passer de l’état d’ « apprenant » vers celui de « professionnel », telles sont les attentes et les aspirations des jeunes générations de demain.   Si l’entreprise a globalement perdu de son attractivité dans la société française, on note un engouement dans la jeunesse actuelle pour créer sa propre structure professionnelle.

Une formation de base, quel que soit le niveau, reste primordiale et la réussite viendra du plaisir pris par l’apprenant dans ses études et de l’employabilité de son diplôme. Les entreprises qui recrutent et fidélisent les néo-diplômés sont celles qui leur permettront de s’épanouir et de trouver un bon équilibre. Elles ne sont pas toutes au même niveau et ce quelle que soit leur taille. Certaines ont anticipé les mutations économiques et technologiques et auront probablement plus de facilité à intégrer les nouvelles générations. Cette adaptation a forcément des conséquences sur les rapports dans l’entreprise, sur son fonctionnement, sur les possibilités proposées aux salariés (le télétravail n’étant qu’une partie infime de l’environnement des entreprises), sur les relations externes avec les clients, fournisseurs, partenaires voire même concurrents.  

Le concurrent, obstacle d’hier, est celui avec lequel on s’allie aujourd’hui pour différentes raisons, notamment la création de l’effet de taille qui permet de rester sur le marché, ainsi que l’accession à des marchés ou technologies complémentaires.Tout ceci contribue à l’attractivité des entreprises et à leur capacité à intégrer les générations dernièrement sorties des écoles. L’entreprise des « Trente Glorieuses » correspondait à un modèle pyramidal dans lequel on faisait carrière progressivement. Aujourd’hui, même le matriciel semble parfois dépassé. On travaille en réseau, en mode projet, dans des organisations éphémères qui demandent une grande agilité. Si la fidélité à l’entreprise était la règle durant les « Trente Glorieuses », quelles qu’en soient les raisons (esprit maison, motivations économiques), les générations arrivées sur le marché sont plus dans l’adhésion aux valeurs et aux objectifs. Elles zappent, selon les possibilités du marché, pour trouver ce qui leur permet de mettre leur « job » en adéquation avec leurs idées et leurs valeurs. L’entrepreneuriat est devenu pour certains une finalité plus qu’un moyen. Le monde du travail est en pleine mutation et la tendance est durable, l’adaptabilité aux évolutions technologiques et sociétales est le point clef de la réussite.

Charles Tondeur
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