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Don d'organes : une urgence

01/11/2017
Figurant parmi les grandes réussites de la médecine moderne, la transplantation d’organes, de tissus et de cellules reste, dans certains cas, le seul traitement susceptible de sauver la vie des patients souffrant d’une défaillance organique terminale. Fin 2015, au sein des États membres du Conseil de l’Europe, plus de 143 000 patients étaient en attente de transplantation rénale, hépatique, cardiaque, pulmonaire, pancréatique ou intestinale. En fait, ces chiffres sont sous-estimés et ne représentent pas l’étendue réelle des besoins.

Les lois nationales imposent l’anonymat entre donneur et receveur, afin d’éviter l’établissement d’une relation délicate entre les familles du donneur et du receveur, de préserver le deuil de la famille du donneur, et de faciliter la convalescence du malade vivant avec l’organe ou les tissus d’un autre.

Afin de rassurer les familles de donneurs qui le souhaitent, les équipes médicales les informent du nombre et du type d’organes prélevés, ainsi que des résultats des greffes pratiquées.

Quant aux receveurs, ils sont souvent très heureux de connaître le pays d’origine du greffon.

Les malades ayant besoin d’une greffe sont inscrits par leur médecin sur la liste d’attente gérée par l'Agence de biomédecinehttp://www.agence-biomedecine.fr/. C’est également elle qui orchestre 24 heures sur 24 l’attribution des organes, au travers de son Pôle national de répartition des greffons.
La répartition tient compte des priorités médicales et des délais de transport auxquels seront soumis les greffons. Certains patients sur la liste d’attente sont prioritaires : les enfants, les receveurs dont la vie est menacée à très court terme, les receveurs pour lesquels la probabilité d’obtenir un greffon est très faible du fait de caractéristiques morphologiques ou immunogénétiques particulières.

Aujourd’hui, le prélèvement d’organes est possible à tout âge. S’il est vrai que le cœur est rarement prélevé après 60 ans, les reins, le foie ou les cornées peuvent l’être sur des personnes beaucoup plus âgées. Par ailleurs, aucun problème de santé ne constitue a priori un obstacle au don. Les médecins évaluent au cas par cas les organes au moment du décès pour s’assurer de la qualité de la greffe qui sera réalisée.

Dans la majorité des cas, les donneurs sont des personnes décédées à l’hôpital après un traumatisme crânienl ou parfois après un arrêt cardiaque. Il est également possible qu’une personne vivante fasse don d’un organe, un rein notamment.

Dans 90 % des cas, l’organe provient d’un donneur décédé. Un donneur peut permettre de greffer plusieurs malades.

Le prélèvement d’un ou de plusieurs organes est envisagé après le constat de mort. Les organes sont maintenus artificiellement en état de fonctionnement par des techniques de réanimation jusqu’au prélèvement. Le corps, traité avec respect, est ensuite restitué à la famille.

 

Caroline Larsen Le Tarnec
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