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*Bulles d'histoire*

01/05/2017
Des recherches ont démontré la relation étroite entre des familles de viticulteurs ou de négociants champenois et des familles allemandes. Ces liens ont commencé dès le XVIIIe siècle et continuent à l’heure actuelle où l’on compte de très importantes maisons de champagne aux consonances germaniques.

L’arrivée importante des Allemands en Champagne remonte au début du XIXe siècle ; à l’époque, Napoléon étend l’influence de la France sur quelques duchés allemands, créé un département de Rhénanie où la langue française est enseignée, voire obligatoire.
De jeunes allemands, fils de viticulteurs, la plupart originaires de la vallée du Rhin, commencent à sucrer leur vin pour en faire des mousseux appelés "Sekt" et veulent s’exiler. Presque tous ces immigrés épousent des Rémoises et demandent leur naturalisation.

Depuis les années 1800, la fabrication du champagne s’améliore grâce à ces techniciens immigrés : la table de remuage (Von Muller), le dégorgeage après gélification des goulots (Heinrich Abele), ainsi que des mélanges de crus insolites (Edouard Werlé).

En ce qui concerne le négoce du champagne, le premier grand directeur commercial demeure Louis Bohm ; né à Mannheim, il entre chez Clicquot en 1802 où la maîtrise de l’allemand s’impose rapidement comme une nécessité pour le service commercial dont l’activité s’étend jusqu’en Russie.
Sur les 34 maisons de champagne citées dans le Guide du vin 2005 de M. Bettane et T. Desseauve, sept maisons ont des noms à consonance germanique : Bollinger, Deutz, Charles Heidsieck, Krug, Mumm, Roederer, Taittinger ; toutes ces maisons sont connues, dans le  monde entier.


Philippe Malaquin
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